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Rue de la Gare

Récit arrêté d'un passage.
Laura

I need some time to wonder why

"Qu'est ce qui t'as pris d'afficher tant de mepris ou es ton grain de folie je t'ai pris pour ce que tu n'etais pas la nuit je mens j'ai dans les bottes des montagnes de questions ou subsistent encore ton echo tu me manques comme je respire je prefere ne pas reagir soldat sans joie va deguerpir l'amour t'a faussé compagnie les jours en hiver passés à t'oublier qu'est que ca peut faire qu'été comme hiver tu vas me manquer c'est le diable dans la clairiere le loup dans la bergerie, ne regarde plus en arriere enfuis toi je t'en pris j'ai douté des details jamais du don des nues les apparences c'est clair ne font que nous tromper les apparences ne sont que nuages de fumée je l'avais raide plutot amer c'est moi grand dieu qui voyait plus rien je voudrais me souvenir des baisers et des rires je voudrais savoir mentir pour te toucher encore mon amour je n'ai rien vu venir dans ta bouche" i need some time to wonder why à david.
Initials v v

Le 27/11/07 du slip

Aujourd'hui je pars en voyage à Rome, c'est en ITALIE pays limitrophe derrière les Alpes. Ce voyage symbolise la rupture entre 12 ans d'activité en tant que cuisinier et une nouvelle comme Econome. Voilà c'est tout pour moi...
Bouget Lavigne Sylvain

Je me réveille avec déjà en tête, comme si cette pensée ne m’avait pas quittée pendant la nuit, le tableau en cours.

Je me réveille avec déjà en tête, comme si cette pensée ne m’avait pas quittée pendant la nuit, le tableau en cours.

C’est ce que j’appelle une « Fresque » (sans rapport avec le travail « à la fresque »)

Je sais déjà son titre, il est venu en peignant :
LES ESPÈRANTES

Mon modèle est en moi, je le répète depuis si longtemps….
C’est un visage disparu, mais toujours présent, et suivant les jours il s’éloigne, ou se laisse facilement prendre par le pinceau et devient : Elle.

C’est une suite de visages de face, de profil, de dos. Elles sont brunes ou plus blondes, cheveux très courts ou mi- longs. Elles sont sœurs mais différentes.
A un certain, moment je suspends mon geste, …. C’est bien ainsi, je n’irai pas plus loin.

J’ai peint le fond ensuite, sombre… puis je l’ai recouvert de papier transparent, en le froissant un peu.

Le 27 novembre, je le terminerai : les parties vides seront enduites de cire chaude.
Je la passe liquide et je la travaille avec le pinceau, rapidement, créant des reliefs, des plissures, des éclaboussures.
Bien gérer son geste, pas de mouvement nerveux qui tacherait un visage.
Se contrôler, être dans le tableau, entièrement sans pensée autre qu’ ELLE….ELLES, étrangères et semblables, silencieuses et appelantes, uniques et multiples, lointaines, si lointaines, désesperément ….

C’est terminé, la fièvre retombe. Je me recule, …. Oui… peut-être…une petite retouche ici, bien se contrôler, toujours.

Être sage, attendre cet après-midi, le verdict tombera de mon regard, de ma pensée, de ma mémoire, de mon besoin :
« La peindre une fois de plus ».



Juliette Beaudroit