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"Devoir de mémoire"

Est-ce que dans 3000 ans, le devoir de mémoire existera toujours? Je souhaite que non, car cela voudrait dire que les conflits, les guerres auront disparues, mais.... Aujourd'hui,au sein d'associations les enfants et petits-enfants de nos parents essaient de garder en mémoire, et d'informer, de la souffrance que nos ainés ont vécus, pendant ces conflits. Je souhaite vivement, un monde un peu moins en ébullition, et surtout plus de justice, d'égalités et de paix.

Justine

Une jeunesse en lutte

En ce mardi matin la rue fut à la jeunesse, Bien décidée à lutter contre la loi Pecresse. Lyon II fut bloquée, bien décidée à ne pas céder.
Lecteur, je ne connais pas ton époque mais saches que le 27 novembre 2007 les étudiants luttaient pour le service publique.

nomis

Pourquoi...?

A toutes les personnes marquées par l'absence, la perte ou l'abandon d'un père...
fahleny
271107.doc

La Tourette rencontre Firminy!

Aujourd'hui 27 Novembre le couvent de la Tourette (construit par le Corbusier à Eveux) vit son 15ème mois de restauration et a reçu l'équipe du quartier Le Corbusier à Firminy :o).
Longue vie à tous les édifices du Corbu!

semiramis

Le Savoir-Déporté. Camps, Histoire, Psychanalyse

Intitulés des moments de cette journée : "Mémoire des savoirs Passeurs de savoirs Ecritures des savoirs". A la nuit, : Le Savoir-Déporté Le Savoir, ici au singulier… en Savoir-Déporté : … aujourd’hui, 27 novembre 2007, ce soir, j’en serai au troisième jour de lecture de l’essais d’Anne-Lise Stern, Psychanalyste : « Le Savoir-Déporté. Camps, Histoire, Psychanalyse » (Editions du Seuil 2004) juste sorti en librairie ce mois d’octobre en Points poche.
Page 241 Passe, du camp chez Lacan. Berlin « La psychanalyse concerne les sujets un par un, dans leur particularité. C’est une histoire privée. Mais ce privé, d’être noué au langage, est par là même pris dans la grande Histoire, l’histoire publique. Cela vaut pour l’intime de chacun, seine Heimlichkeit, quelle que soit sa biographie, de quelque pays qu’il vienne. Pour tous ceux des générations postnazies, la petite histoire et la grande se sont bien nouées dans la poubelle des camps, in diesem grossen Schutthaufen.
En témoigner publiquement risque de tourner au psychodrame, ou de coûter trop cher à celui qui s’y offre. Mais le particulier de mon histoire, marquée plus lisiblement que d’autres de ce nouage public-privé, m’oblige à un relatif dévoilement, dépouillé autant que possible de toute impudeur. Donc, je ne pense qu’à ça. Au camp, à Lacan (an das Langer, an Lacan). Plutôt, ça se charge d’y penser pour moi, ce numéro d’Auschwitz qui tatoue mon bras. Même si je ne l’exhibe pas, les autres – que je parle, que je me taise – y pensent par force, eux aussi, à ça. »
Page 112 "Si l'on veut saisir à quel point chacun, et pas seulement les survivants, se débat dans, avec la Shoah - sans parler de ceux qui s'y ébattent - il faut bien tenir compte de cela. Puisque la loque, l'objet-déchet fait partie de la structure psychique de tout un chacun."
Page 186 "Irréversiblement ont été alors ficelés ensemble fascisme, racisme, sexe (et donc psychanalyse) et médecine. La seule spécificité des camps nazis est là (ailleurs, on a toujours tué, torturé, déporté, et on en a joui aussi parfaitement)." J'ai lu un peu tard hier soir; j'ai mal au dos aujourd'hui. Je me suis rendue compte qu'il n'y a que ça aujourd'hui que je souhaite laisser en message. C’est ça qui m’a fait des contractures dans le thorax aussi, comme un corset trop serré ; ce que j’ai lu déjà et relu encore pour ce que j’ai cherché dans les pages d'Anne-Lise Stern pour déposer ici. - ça tombe comme ça tombe, puisque vous nous ouvrez un enregistrement numérique au 27-11-2007 : entre le 25 et le 28 novembre 1944 (le 27 y est pour quelque chose) à Auschwitz Birkenau sont détruites les chambres à gaz par les SS. Deux mois plus tard, le 27 janvier à une heure du matin les SS font sauter le crématoire V, le seul qui avait été gardé en fonction pour incinérer les cadavres. Au milieu de l’après-midi, le même jour, les troupes soviétiques entrent à Auschwitz - P. S. Je crains votre catégorie "Histoire et Patrimoine" que je ne choisis pas, car, "Histoire" suffit.
Idelette

Rue Flachet.....

Quartier de mon enfance, et quartier de mes aïeux.... Il y a 4 ans j'ai décidé de revenir dans cette rue où s'est écrit une partie de l'histoire de ma famille. Quartier populaire, il abrite les fameux jardins de Flachet, havre de repos et de tranquilité... Toutes les communautés s'y cotoient, bonne humeur et courtoisie sont les maitres-mots de cette rue chère à mon coeur.... Carole.
Khot**

Je me souviens....

A la façon de Pérec j'aime me souvenir.
Mes études, mon métier me pousse vers la mémoire ... Je me souviens des pages noires des écrans Telnet, je me souviens de Gopher, puis de Mosaic...
Je me souviens des gif animés, je me souviens des IRC et autres ancêtres de msn...
Je me souviens de la révolution Web en 1998, je me souviens aussi que cette année la on a gagné la coupe du monde de football, je me souviens que celui a qui on reprochait de ne pas savoir communiquer reçu a l'issue de cette coupe le prix du meilleur communiquant de l'année...
Je me souviens de la une tu Times.. et du web 2.0... Je me souviens....
Mais se souvenir n'est il pas propre a l'homme ...?
kenzo

Confluences

Des mélodies d’aires culturelles diverses dépassent des fenêtres d’immeubles ou de voitures. Des senteurs culinaires de zones géographiques différentes se croisent le long des rues. Des tissus de coupe et de décorations variées, des bijoux de nombreuses influences témoignent fortement de l’international de ces quartiers.
Il y a encore un siècle les vêtements des passants ici-même, indiquaient non seulement la classe sociale et le métier, mais aussi les régions d’origine : confluences sur la Rive-Gauche. Ici l’international n’est pas ambassades, envoyés consulaires de tous continents, défilés protocolaires ou réceptions mondaines. L’international, ce sont ces vagues de travailleurs de terres de plus en plus lointaines, tenant par leur solidarité, apportant leur force, innovant les techniques pour développer l’industrie et le commerce lyonnais. Ces terriens proches et d’ailleurs se sont insérés de génération en génération faisant leur les traditions locales tant sur le plan économique que mental pour tenir un jour le haut du pavé de leur quartier, voire de la ville.
Pourquoi le cacher ? Que serait Lyon et son agglomération sans ses flux séculaires de voyageurs, de marchands ou de main d’œuvre ? Si cette cité s’était reproduite d’elle-même, elle ne serait qu’un bourg encerclé d’eaux et de coteaux… et non, ce carrefour de confluences actives.
Pourquoi était-elle vouée à l’immigration : immigration d’humains certes, immigration de produits, immigration de techniques, immigration d’idées aussi ?
Relisez son histoire, et son quotidien vous le prouve à chaque coin de rues, si vous regardez vivre cette ville !



FOurs

Jacob Spon

Je prépare une thèse sur un Lyonnais un peu oublié en ce début de XXIe siècle : Jacob Spon (1647-1685). Je compile sa correspondance manuscrite, et j'en ferai une édition critique qui paraîtra dans quelques années dans une maison d'édition parisienne...
Les valeurs de Spon sont proches des miennes, sans pour autant s'y réduire. Derrière le masque de l'historien, je suis aussi un homme. J'aime les valeurs que cet homme véhicula : tolérance, liberté de conscience, courage, sens du devoir, altruisme, érudition, savoirs.
En 2007, il serait de bon ton de prendre exemple sur nos ancêtres les plus estimables.
Yves Moreau

La triste histoire d’une tisseuse lyonnaise, mon arrière grand-mère.

Il faudrait la plume du Victor Hugo des « Misérables» pour raconter la lamentable histoire de mon arrière grand-mère paternelle, ouvrière en soie à Lyon sous le Second Empire.
Joséphine, Eugénie est née en 1846 dans une famille ouvrière du Nord, bientôt contrainte de quitter la région pour trouver du travail – dans le tissage ou les verreries - à Rives de Gier dans la Loire. Elle perd son père qui n’a que 49 ans, à l’âge de huit ans.

On perd sa trace et on ne la retrouve que douze ans plus tard, à Lyon. Elle habite rue Neyret, elle vit seule, doublement orpheline puisque sa mère a dû se résigner à se placer comme gouvernante dans une maison bourgeoise, loin de Lyon : on peut supposer que Joséphine a dû «embaucher» dans les ateliers de soierie de la Croix-Rousse depuis son enfance.
Elle a grandi, voilà qu’elle s’est laissée séduire par un ouvrier appréteur, Joseph Alexandre. Ce garçon a quitté son village natal de Renage dans l’Isère, berceau de la famille, pour venir travailler à Lyon, avec ses parents et son frère Claude, tous ouvriers en soie.
La malheureuse Joséphine est bientôt enceinte, à dix-neuf ans. Elle met au monde, en 1866, à l’Hospice de la Charité des Lyon, un petit garçon, à qui elle donne le prénom de Joseph. Il sera déclaré sous le nom de la mère, par les employés de l’Hospice, le père n’a pas donné signe de vie.
Pour pouvoir survivre, la jeune femme doit abandonner le petit Joseph à une de ces associations de bienfaisance qui se chargeaient de placer les enfants des ouvrières à la campagne, moyennant de maigres indemnités, pour que les mères puissent rapidement retourner à l’atelier.
Elle ne reverra plus son petit Joseph qui sera élevé, comme un paysan, par de pauvres et braves gens, sans enfant, du canton de Lamastre (Ardèche) qui l’ont pris en affection.
Joséphine habite à présent au 49 de la rue Duguesclin, près de son amant Joseph Alexandre Urbain qui vit avec les siens au numéro 59. Il l’épouse enfin, à la mairie du 3ème, en 1872 et l’enfant est reconnu officiellement comme « né d’eux », ce qui ne laisse aucune ambiguïté sur la paternité de Joseph Alexandre.
Joséphine qui a maintenant 26 ans va-t-elle connaître un meilleur sort ? Hélas, le petit Joseph n’est pas ramené à Lyon et ne verra jamais son père. Quant à elle, elle subit le sort de tant de jeunes ouvrières des manufactures de tissage installées sur la rive gauche du Rhône dans le quartier de la rue Duguesclin, avec les conditions de travail inhumaines qui leur sont imposées, la saleté des ateliers et des logements ; elle contracte la tuberculose. Elle meurt de « phtisie pulmonaire » quatre ans plus tard, en 1876. Elle a trente ans. Son mari semble l’avoir abandonnée. Sa mort est déclarée en mairie par des employés.

En ce jour du 27 novembre 2007, j’ai une pensée émue pour ma pauvre arrière grand-mère. Il ne faut pas oublier les misères du passé pour ne pas les voir renaître.

Piquier Marcel

La triste histoire d'une tisseuse lyonnaise...

Je découvre que M. Pansu écrit la biographie d'un grand industriel de la soie du XIXème siècle. Il se trouve que je viens de reconstituer la dure vie de mon arrière grand-mère, ouvrière de la soie à Lyon sous le Second Empire. Je la donne en contre-point.
Picquier Marcel

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Alopex

Il se passe quelque chose !

Je suis amoureux du livre, j’aime le livre, j’aime l’objet, j’aime le papier et j’aime son univers. Je suis faiseur de livres et l’idée de laisser une trace et de graver la mémoire me réjouit. Je travaille aujourd’hui sur un Dictionnaire Historique sur Lyon. J’ai la prétention de réaliser cette bible lyonnaise.
J’ai quatre merveilleux auteurs, Patrice Béghain, Gérard Corneloup, Bruno Benoit et Bruno Thévenon qui ont sélectionné plus de 1800 entrées pour enrichir ce beau recueil de 2kg ! Recueil assez lourd ou certaines personnes seront à l’honneur. Illustres personnages ou personnages inconnus, tous ont apporté un jour, leur contribution à l’édification de notre belle ville.
Aujourd’hui, 27 novembre 2007, j’ai le sentiment profond d’oublier tous les “blogueurs” qui vont se manifester aujourd’hui pour laisser une empreinte dans l’histoire de notre bibliothèque et de notre ville. Je trouve cette initiative très belle. Seul devant mon clavier, à l’idée que beaucoup d’entre nous souhaitent laisser un message, quel qu’il soit, en ce moment même, que chacun trace une marque, un signe, un mot, une photo, cette belle idée m’interpelle, me séduit, me trouble et diffuse en moi un sentiment indescriptible. Pourquoi sommes nous tous en train de vouloir séduire ce futur, ce présent, ce moment.
J’ai le sentiment que ce 27 novembre 2007 et mon dictionnaire ont une relation que le temps a décidé de cacher. J’ai le sentiment que quelque chose se manifeste entre ces deux éléments. Je ne sais pas encore de quelle façon le traduire, mais je dédierai ce dictionnaire au 27 novembre 2007. Merci la Bibliothèque Municipale de Lyon, merci de nous réunir autour du livre, autour de l’écrit, autour d'une empreinte virtuelle. Bonjour 3007 bonjour à vous tous, sachez que la vie des lyonnais en 2007 était belle et pleine d'avenir. Avez-vous toujours des livres ?
Stéphane Bachès, éditeur
Stephane-Baches.doc

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