:: à 22:58 :: Histoire de goûts
::
mon homme et sa contrebasse sur le boulevard de la croix-rousse ; échange de textes avec un ami au café jaune dans le vieux lyon ; métro aux néons roses avant de se mettre au chaud ; gratin de chou-fleur à passer au four. du lsd dans les yeux ; la vie paraît belle soudain. jour ordinaire et pourtant... différent. le 27 novembre 2007 ressemble à hier et sûrement aussi un peu à demain. mais non il a bien son identité propre, cet aujourd'hui. les yeux embués l'oeil rieur je ne sais plus. je suis en vie.
silvi
:: à 22:50 :: Histoire de goûts
::
Ma musique rythme ma vie. Vous devez vous dire que je suis une grande musicienne? Pas du tout. Moi ce que j'aime c'est écouter la musique. Toutes sortes de musique mais j'avoue avoir une préférence pour le rock étranger et français. Et c'est pour ça qu'aujourd'hui j'étais assez contente que ce style de musique revienne en force même si ça doit passer par des groupes pour adolescentes.
sarah
:: à 22:14 :: Histoire de goûts
::
Il est arrivé Oncle Ben's avec un drapeau : Voici du riz "il ne colle jamais"
Il ne nous restait plus que la peau sur les os Alors distribution de Dakar à Lomé
C'était du riz long grain américain,
Des sacs partout mais pas un seul bouquin
Les hommes ont dit puisque c'est dans les colis qu'on trouve à manger,
Nous on reste au lit
Il nous a donné la recette du bonheur
Il nous a même donné l'heure ...
Tonton d'América
Il est arrivé habillé comme un cow-boy
Il etait beau comme un paquet de clopes...

eggy
:: à 22:13 :: Histoire de goûts
::
Une matinée bien occupée
Rendez-vous était pris au bar « le Bienfait » ( le bien-nommé) pour un mâchon avec quelques camarades. Le mâchon est ce repas matinal que prenaient autrefois les ouvriers en soie . Quelques associations dont les « Francs-mâchons » créée en 1964 défendent cette tradition en se réunissant chaque mois dans un bistrot de Lyon et après une sévére délibération délivrent au patron pour la « double qualité » de sa cuisine et de ses vins un diplôme.
Après quelques pots de macon pour un léger décrassage vineux, nous passons à table pour une succulente tête de veau accompagnée toujours avec modération de quelques pots de beaujolais et pour terminer une fromage (servi sans salade). Les plus courageux finirent le repas autour de quelques poires mais toujours bien sur, avec une infinie modération.Le soleil s’était enfin levé sur nos visages lumineux.
Rendez-vous fut pris pour un prochain épisode ! A suivre…

un franc mâchon
:: à 18:51 :: Histoire de goûts
::
Médiathèque du 8 arrondissement, je rends mes DVD. L’hôtesse devant moi, jeune et jolie, en plus tout à fait sympathique. Je la trouve agréable, elle sourit et rougit, parait surprise de ma réflexion.
Je lui confirme mes dires et l’interroge. Non, elle ne se sait pas agréable et elle rougit encore plus. Un accueil charmant dans cette structure du 8°, un peu à l’aune du ciel bleu qui règne aujourd’hui sur Lyon. Mon médecin auparavant dans un sourire m’a annoncé qu’il pourrait me sauver, mon problème se résoudrait dans la durée.
La pharmacienne, me déclare, alors que je ne l’vais vue depuis longtemps et qui me semblait qu’elle me fuyait, que ce ne serait pas son intérêt… Mon amour au téléphone, se répand en de voluptueuses paroles...
La ville est belle, les lyonnaises radieuses, belles et attirantes, il convient de reconnaître la joie de parcourir ces rues et de s’arrêter sur de si jolis minois. Merci à toi, Lyon, pour ce bonheur…
ozonys
:: à 17:34 :: Histoire de goûts
::
Toucher un livre, tourner les pages unes par unes... tout est dans le support. J'ai l'impression que de moins en moins de gens lisent, on ne voit pas beaucoup de gens avec des livres... par contre les internets cafés ne désemplissent pas, tout le monde "surf" !
Il ne faut pas oublier que toutes nos richesses et nos cultures se trouvent dans les livres, on se détend avec un livre, on s'évade... on se sent bien quand on lit un livre ! Je trouve qu'on utilise de moins en moins ce support, pour le remplacer par internet, c'est dommage, j'éspère qu'on ne l'oubliera pas : le livre !
Je sais qu'il faut vivre avec son temps, qu'il faut gagner du temps soi disant, mais on n'oublie trop vite ce que nous apporte un livre. Les enfants préfèrent les CD, ou DVD, pour qu'on leurs racontent une histoire... comment voulez vous qu'on les incitent à lire si nous mêmes, ne pensons qu'au facilités de notre époque ! C'est nous qui devont leur montrer l'exemple en lisant, en ayant des livres à la maison, en leur montrant le chemin d'une bibliothéque...
Je pense qu'on ne perd pas son temps à chercher un livre, à le lire, on ne peut qu'apprendre et évoluer ! Par contre, devant la télé, on ne peut que devenir "bête" et lobotomisé par des clichés que veulent bien nous bombarder les chaînes de TV. Enfin, je ne vais pas vous donner mon avis sur la télé d'aujourd'hui, qui n'est pleines que de bétises...
N'oublions pas les livres, et incitont nos enfants à lire. Je pense que c'est notre avenir, et l'avenir de nos enfants.
Constellation76
:: à 15:23 :: Histoire de goûts
::
Marre de manger des sandwichs qui coûtent presque 4€. Même plus envie de prendre une pause à midi pour ingurgiter un vague morceau de pain, du faux beurre et une tranche de jambon sois disant aoc.
La demande est importante sur la presqu'île pour se nourrir le midi, l'offre est prolifique mais de qualité douteuse. Alors j'achète ma baguette (industrielle si je ne veux pas la payer au delà d'1€) et mes deux tranches de jambon sous vide.
Ca n'est pas meilleur, mais ça ne m'aura côuté "que" 2€46 ... le blé et les cochons existeront ils seulement encore en 3007 ?
La bête
:: à 14:50 :: Histoire de goûts
::
Aujourd'hui 27 novembre comme presque chaque jour, la bloggeuse culinaire passionnée - avant, après voire même pendant le petit déjeuner - file lire les commentaires laissés sur son blog, répond aux mails reçus, fait une visite amicale à quelques comparses de la blogosphère, réagit, s'émerveille, sourit, fulmine de temps en temps et s'inquiète de la publication de la recette du jour, vérifie son texte, choisit les meilleures photos, reprend une phrase et espère que les visiteurs se régaleront virtuellement ou réellement...
la table est mise cher lecteur, chère lectrice gourmands
http://cuisineplurielle.canalblog.comcuisineplurielle
:: à 14:16 :: Histoire de goûts
::
Il est un petit homme qui adore la vie,
Bien boire, bien manger, être entouré d’amis
Ces agapes matinales dont il raffole tant,
Qu’il aime partager comme tous les bons moments
Sont pour lui l’occasion de retrouver encore
Ses amis Francs-Mâchons, véritables trésors !
Ensemble, heureux, se laissant aller aux délices
De la dive bouteille qui en fait ses complices,
Ils feront alors un petit bout de route,
Puis se sépareront jusqu’au prochain casse-croute.
Le petit homme sourit, car il retrouvera
Ses confrères d’aujourd’hui avec la même joie.
Il vous en remrecie, ce petit homme, c’est moi.
Francs-Mâchons, je vous aime !
Christian Proton
:: à 10:00 :: Histoire de goûts
::
Quel régal de manger un foie gras même quand ce n'est pas la période des fêtes, mais quel bonheur d'en manger un fait par nous même. Facile ensuite de frimer auprès des copains pour expliquer les secrets du deveinage et de l'assaisonnement.
En plus, je pense que c'est un bon investissement pour l'avenir, car la production mondiale de foie gras n'arrive même pas à couvrir les besoins de la population gourmande que nous sommes.
Voici donc une petite recette pour vous aider.
Foie_gras_terrine.doc
Delicieusement votre
:: à 09:32 :: Histoire de goûts
::
Maurice Béjart est mort. Point de départ de cette trace. Un nez d’aigle, des yeux bleu Klein, l’acuité d’un regard, des bras…Les danseurs ont des bras. Au repos : l’air de rien. Mais une fois envolés, quelles palmes, quelles ailes, la préhension du monde dans deux bras. Les danseurs ont deux bras, le chorégraphe en a mille.
Béjart est mort, mon corps s’émeut ; la danse m’est constituante, structurante.
Devenu un classique, un incontournable, aujourd’hui un homme d’hommages et de piédestal (ce lest sied-il au danseur ?) :il a pu lasser . N’oublions pas le Béjart des années 60-70, père de l’expressionnisme chorégraphique, étonnant, surprenant, cosmopolite, sensuel et physique. Je me souviens de l’émotion, à 15 ou 16 ans, au festival de Carpentras, de la découverte du ballet du XXème siècle de Dakar, où il avait fondé l’école Mudra. Un souvenir adolescent et intact.
Curieusement ça n’est pas seulement de lui dont je voudrais laisser la trace dans ce blog d’un jour, cristal à facettes de la mémoire de Lyon ; il y eut une femme, moins médiatique (et j’ai beaucoup cherché sa trace dans Google : presque rien) mais dont le nom gravé ici résonnera dans la tête de centaines de petites filles nées dans les années 60 à 70 à Lyon : Line Trillat, fondatrice et directrice de l’Académie Line Trillat, école de musique, de théâtre et surtout de danse.
Line, il n’est pas juste que l’on ne vous retrouve pas dans Google.
Pendant une douzaine d’années au moins j’ai grimpé chaque semaine les 4 étages de la rue des Capucins, sur les pentes de la Croix Rousse ;de 7 ans à 19 ans, où je quittais Lyon ; à l’époque on ne disait pas encore beaucoup « danse jazz » ou « danse contemporaine » ou « moderne », on osait dans les bonnes familles lyonnaises parler de danse rythmique et corporelle…la belle affaire ; et nos mères sans se soucier de ce qui allait germer dans nos corps et dans nos cerveaux pensaient sans doute nous envoyer apprendre à nous tenir bien droites, à gagner en grâce, à lever le nez pour voir un peu plus loin…Combien sont-elles à avoir perçu ce qui est né alors en nous : l’art de voir au fond de soi, de rendre indépendants l’un de l’autre ses pieds comme les hémisphères de son cerveau, de libérer ses mains jusqu’au bout des doigts, de marier ses gestes comme de les disloquer, de sentir l’énergie de son ventre, d’improviser, de rêver, d‘intégrer la musique à nos cellules ? Volontairement ou intuitivement, chère Line, elles vous ont suivie comme les enfants le joueur de flûte…et nous aussi pour notre plus grand plaisir, vêtues d’abord toutes de collants rouges puis noirs ; quelles couleurs symboliques !
Merci Line Trillat, Line au piano, Line et ses impros, Line : son tonitruant « magneto ! » et ses « coupez ! » ? Line nous révélant à nous-même. Quand je vois les nombreuses photos de Béjart dans sa troupe lors de répétitions, je vous vois évoluant au milieu de nous, corrigeant une main, redressant un bassin d’un regard, arrêtant tout le monde en plein geste pour se pencher sur un visage expressif qui tout à coup vous plaisait.
Et Line Trillat n’était pas seule : accompagnée de Jeannette et Madeleine, la blonde et la brune, la douce et la fantasque, deux profs obstinées à rendre le geste danse, exigeante, patientes, passionnées. Point de spectacle obligé de fin d’année mais un spectacle préparé minutieusement tous les quatre ans : l’Opéra, le palais des sports, l’Auditorium. Du souffle ! Nous ne sommes pas toutes devenues des danseuses, loin de là ;, mais quand Béjart disparaît, c’est à vous que je pense et à qui j’avais envie de rendre hommage pour l’horizon que vous avez ouvert.
Sand'