Attente
:: 11:10 :: Ma vie perso ::
Un 27 novembre... une simple date... une simple pierre sur un chemin de croix, vécu, revécu, à revivre encore. Tu devais être là, ce jour, de retour d'un de tes nombreux voyages. Mais dix jours avant, j'avais perçu ton angoisse, ton inquiétude. Toi qui avais entamé un trajet radieux, fruit de ton labeur, de ta volonté, de ta passion. Ces réussites ne masquaient pas totalement une fragilité faite d'une profonde solitude qui m'inquiétait, m'intriguait.
Cette solitude tu la transformait en étant un rassembleur, riche en amitiés, en écoutes, en dynamisme ; Et ce jour là, tu devais être de retour, je t'attendais, j'attendais d'écouter ta voix au téléphone pour sentir où tu en étais de toi-même, au-delà de ton auto-dérision, de ton humour. Ta secrétaire m'apprit que tu ne rentrais que deux jours plus tard. Soit, j'attendrai encore : la vie des mères est tissée de tant d'attentes. La neige s'est mise à tomber.
C'était bien tôt cette annèe là. Elle a enveloppé le paysage doucement en silence, atténuant les bruits comme si elle voulait amoindrir les chocs, anesthésier les douleurs. Je m'étais mise à mon travail ,devant une feuille blanche où ma plume eut du courir pleine de mots de gaieté et de dynamisme. Eh bien non ! elle restait là, sèche, sans inspiration, silencieuse, en panne... en panne de quoi ? pourquoi ? pourquoi cette lourdeur, cette soumission à quelle fatalité ? savait-elle déjà, elle, que mon attente était vaine ? que dans deux jours je ne t'entendrai pas, je n'aurai ni ta voix moqueuse, ni ta peau chaleureuse, ni ta compréhension, ta protection... Le piège était déjà là, prêt à se refermer sur toi et celle que tu aimais et la neige avait commencé à nous couvrir tous de son linceul. A Dieu mon bel enfant...
Josefine
Cette solitude tu la transformait en étant un rassembleur, riche en amitiés, en écoutes, en dynamisme ; Et ce jour là, tu devais être de retour, je t'attendais, j'attendais d'écouter ta voix au téléphone pour sentir où tu en étais de toi-même, au-delà de ton auto-dérision, de ton humour. Ta secrétaire m'apprit que tu ne rentrais que deux jours plus tard. Soit, j'attendrai encore : la vie des mères est tissée de tant d'attentes. La neige s'est mise à tomber.
C'était bien tôt cette annèe là. Elle a enveloppé le paysage doucement en silence, atténuant les bruits comme si elle voulait amoindrir les chocs, anesthésier les douleurs. Je m'étais mise à mon travail ,devant une feuille blanche où ma plume eut du courir pleine de mots de gaieté et de dynamisme. Eh bien non ! elle restait là, sèche, sans inspiration, silencieuse, en panne... en panne de quoi ? pourquoi ? pourquoi cette lourdeur, cette soumission à quelle fatalité ? savait-elle déjà, elle, que mon attente était vaine ? que dans deux jours je ne t'entendrai pas, je n'aurai ni ta voix moqueuse, ni ta peau chaleureuse, ni ta compréhension, ta protection... Le piège était déjà là, prêt à se refermer sur toi et celle que tu aimais et la neige avait commencé à nous couvrir tous de son linceul. A Dieu mon bel enfant...
Josefine

