Oser sortir de l'ombre, de la projection aveuglante du bien-pensant, de la rigide normalité, des codes d'une classe sociale. Tiens-donc, les classes sociales, qu'elles sont-elles aujourd'hui? Il y a l'indémodable bourgeoisie, cible facile mais si désirée comme idéal de vie. (oulà, là dans quoi tu te lances, MPi, toi-même issue de cette propre bourgeoise...)
Il y a les bas côtés du pouvoir d'achat, attention les vrais, pas ceux qui ne peuvent plus saturer leur carte de crédit comme avant l'euro- c'est une honte de ne pas avoir moi aussi l'ecran plat dernière marque-.
Non, je parle des SDF, des chomeurs longue durée, de certaines femmes divorcées, de certains retraités, des sans papiers (moi...j'ai eu et j'ai encore de la chance). Il y a les BOBO, toute nouvelle catégorie (là aussi je dois moi même en faire partie pour être franche) : génération qui ramasse les miettes de leurs parents made in Mai 68, énorme pouvoir d'achat, des habitudes assez conservatrices (mais chut, il ne faut pas le dire trop fort) mais avec le coeur à gauche, mangeant bio, connaissant tout sur les dernières séries américaines (moi je suis raide dingue de Six Feet Under).
Je ne pensais pas parler de ça en me réveillant à 6 heures ce matin pour être au rendez-vous avec toi, petit homme vert. Je voulais plutôt parler de l'individu... c'est raté mais ouf... que certain soit soulagé je n'ai pas ENCORE abordé le sujet sur l'artiste et l'intermittent du spectacle. De toute façon d'autres le font mieux que moi, sûrement... Non, je veux juste témoigner combien il est difficile encore aujourd'hui d'agir et d'oser sans avoir peur du regard de l'autre. D'exister, libre en pensée et précis dans ses convictions, mais avec les autres... vaste sujet, non ?


Marie-Provence