Congé maladie
:: 19:23 :: Ma vie perso ::
je ne sais pas trop utiliser un blog. On va voir si ça marche. Bonne idée que cette initiative.
Congé maladie
Vent du Nord, grand vent du Nord sur la région : la Bise comme on disait dans mon enfance. La bise qui coupe en deux sur les ponts du Rhône mais qui chasse toujours la couche de brume qui stagne sur Lyon.
Vent du Nord, donc soleil toute la journée dans la pièce exposée au sud. J’aurais dû aller travailler, j’aurais dû passer x feux, parcourir x rues, monter x escaliers pour aller parler devant lui, le public captif de l’Education Nationale.
Mais pas possible, un des virus de novembre s’est installé tranquillement sur mes cordes vocales. Aphone en novembre. Congé maladie sur le canapé. Dans le couloir du Lycée, « ils » ont sûrement été soulagés de ne pas me voir arriver
Lu, comme par hasard, Chagrin d’Ecole de Daniel Pennac toujours militant de la cause des ascolaires, « les pas bons », les « mauvais » les qui « peuvent toujours mieux faire » Aphone sur le canapé de novembre, j’entendais le vent souffler dans les volets, s’engouffrer dans le conduit de cheminée.
Sur la première page de Libération, une rue en flammes, silhouettes encapuchonnées, armées de bâtons. Grand titre «Banlieues, LE RISQUE DE CONTAGION » Sous-titre : « alors que Villiers-le Bel connaissait sa deuxième nuit de violences… page2» L’émeute, au loin, qui a aussi à voir avec les « chagrins d’école ».
Un 27 novembre, hors du temps, suspendu, un cocooning de début d’hiver, un pas envie de bouger, une retraite, un sursis.
Vent du Nord, grand vent du Nord sur la région. Je sais que le vent n’emporte rien.
françoise B.
Congé maladie
Vent du Nord, grand vent du Nord sur la région : la Bise comme on disait dans mon enfance. La bise qui coupe en deux sur les ponts du Rhône mais qui chasse toujours la couche de brume qui stagne sur Lyon.
Vent du Nord, donc soleil toute la journée dans la pièce exposée au sud. J’aurais dû aller travailler, j’aurais dû passer x feux, parcourir x rues, monter x escaliers pour aller parler devant lui, le public captif de l’Education Nationale.
Mais pas possible, un des virus de novembre s’est installé tranquillement sur mes cordes vocales. Aphone en novembre. Congé maladie sur le canapé. Dans le couloir du Lycée, « ils » ont sûrement été soulagés de ne pas me voir arriver
Lu, comme par hasard, Chagrin d’Ecole de Daniel Pennac toujours militant de la cause des ascolaires, « les pas bons », les « mauvais » les qui « peuvent toujours mieux faire » Aphone sur le canapé de novembre, j’entendais le vent souffler dans les volets, s’engouffrer dans le conduit de cheminée.
Sur la première page de Libération, une rue en flammes, silhouettes encapuchonnées, armées de bâtons. Grand titre «Banlieues, LE RISQUE DE CONTAGION » Sous-titre : « alors que Villiers-le Bel connaissait sa deuxième nuit de violences… page2» L’émeute, au loin, qui a aussi à voir avec les « chagrins d’école ».
Un 27 novembre, hors du temps, suspendu, un cocooning de début d’hiver, un pas envie de bouger, une retraite, un sursis.
Vent du Nord, grand vent du Nord sur la région. Je sais que le vent n’emporte rien.
françoise B.

