27 novembre 2007. Un mardi Se lever car le chat passe à l’attaque. Déjeuner sans la radio pour laisser l’autre dormir. Une cigarette qu’il ne faut pas fumer. Se laver, s’habiller, Remplir un sac de livres, Se donner rendez vous.
Sortir, dans le froid mais plaisir du manteau neuf et chaud. Croiser un homme, deux hommes, une femme qui promènent leur chien, les chiens se cherchent. Tirer sur la laisse. Sous le porche, par terre, un homme jeune roulé dans une couverture. Au tabac acheter Lyon Capitale. Biper la porte, entrer, ouvrir les fenêtres, préparer du thé, ouvrir l’ordinateur, Midi.
Du soleil, sortir au soleil. Boulangerie, faire la queue, un sandwich. Le manger dans la rue, attendre que la bibliothèque ouvre. 17 heures, 18 heures, 19 heures. L’après midi se prend pour la nuit. Corps fatigué, mal aux yeux, mal au cœur. Ranger, renoncer à faire, décider de faire demain. Pourtant reculer le moment de partir, de sortir.
Peur de la nuit, peur des loups. Reculer le moment d’être de nouveau un corps en mouvement qui ferait…des courses à Carrefour. Penser au coucher, au corps quand il se repose, se détend, redevient élastique et heureux. S’endormir, dormir.
Yannick