J'ai acheté un poisson rouge. Ce qu'il faut pas faire pour avoir une première fois à raconter (;-D)- Et je l'ai amené au boulot (une agence immobilière de la Croix-Rousse). J'ai d'abord eu droit aux questions de mes collègues car j'avais posé mon sac plastique plein d'eau et de la créature sur mon bureau.
Pourquoi ? Pour qui ? Il ? Elle ? Son nom ?
C'est fou ce que mon poisson, certes en évidence dans un lieu incongru, peut délier les langues à la pause café. Je leur ai donc expliqué (inventé) que Bubulle (?!) était le cadeau espéré par ma (pseudo) nièce. Bon, au final, bonne ambiance et sourires.
Chacun y va de son conseil et de son expérience en matière poissoneuse. J'apprends tout sur les bocaux et leur récurage pour cause de l'inévitable développement des algues vertes et sur –sujet grave- les tentatives de suicide du poisson rouge dépressif qui saute de son bocal (dépression ultime ou inconscience du danger ??).
Et moi, je passe pour un tonton sympathique et responsable aux yeux de ma petite communauté professionnelle (tant mieux, j'évite le ridicule avec cette histoire). Pour le reste de la journée, rares sont les clients qui me posent la question sur le poisson (mais je n'ai eu affaire qu'à de nouveaux prospects).
Juste une question ironique sur une éventuelle « stratégie de mise en confiance du client, calqué sur le modèle – exacerbé – de la plante verte ». Le poisson intrigue, fait l'objet d'un coup d'œil mais est vite oublié, en premier par moi (boulot oblige). Le soir, je suis revenu avec mon poisson rouge et une interrogation : QU'EST-CE QUE J'EN FAIS MAINTENANT, DE MON POISSON ROUGE ?
Le nourrir pour la nuit, c prévu. Mais pour le reste no lo sé. J'ai quelques possibilités en tête : l'offrir à un des enfants de mon allée (à défaut de nièce) ou le céder sur Internet. Il ne sera pas jeté, c tout ce qui est sûr mais pour le reste, … demain est un autre jour, non blogué celui-là.
Cardon