Bonjour Madame, Mademoiselle ou Monsieur de la bibliothèque de Lyon. Je suis étudiant en mathématiques et usagers réguliers de votre bibliothèque, en effet je viens souvent ici pour documenter sur les sciences naturelles et d’autres disciplines sérieuses et « marrantes ».
Voici ce que je fais d’ordinaire : je choisis un ou plusieurs ouvrages et je m’installe en suite confortablement à une table de lecture, je lis, je note et j’écris dans la jouissance de la tranquilité et du grand espace bien éclairé de la salle ; mais, il arrive parfois que de « petites idées pétillantes » viennent semer le trouble surgissant de nulle part, comme elles sont souvent vagues, en évolution et instables, elles ont donc bien des difficultés de « s’asseoir » tranquillement ; bien souvent je suis ainsi obligé de me lever et quitter mon siège pour suivre leurs implusions et caprices, et alors pour ne pas déranger d’autres lecteurs, je m’en vais pour me promener un peu dans les couloirs à côtés des escaliers… …
Quelques instants après, les idées se ramifient et refoidissent un peu, deviennent donc plus maniables et plus ou moins constructibles, et dans ces cas-là : je sors mon « épée » (Durandhal) (mais veuillez me pardonner de cette comparaison extravagante, il s’agit de fait, comme vous l’aviez certainement deviner, rien d’autre qu’un simple stylo bille), mais oups ! j’ai laissé mon carnet de note dans la salle de lecture… … que faire ?
Sur ce point-là, mes pensées me ramènent à une anecdote que j’ai lu quelque part dans un livre relatif à l’histoire de mathématiques------- On raconte que dans le centre de recherche en mathématiques du célèbre Cambridge, l’un de ses particularités est que les tableaux noirs se sont incrustés un peu partout dans le bâtiment, on le trouve non seulement dans les salles, mais encore on le retrouve dans les ascenceurs, dans les couloirs ou même à côté des lavabos dans les toilettes… …
Ne pensant pas que ce soit une bonne idée, ni nécessité pour la nôtre bibliothèque d’imiter les installations à Cambridge, mais tout de même, ah ! ce serait bienvenu de disposer dans les escaliers d’ un petit bout de craie blanc et un petit morceau de tableau noir pour clarifier « les choses ».
Ici, je pense à moi et aux matheux et chercheurs, mais non seulement pour eux, et ecore pour le large public estudiantine ou non qui viennent régulièrement à la bibliothèque pour étudier et apprendre de nouvelles connaissances ; car, mis à part la richesse de collections que renferme la bibliothèque et son caractère respectueux du silence qui règne dans chaque salle de lecture et qui font la joie et la tranquilité de chacun.
«Un petit espace qui discute » pourrait être une bonne chose aussi, surtout quand c’est avec un tableau noir, car qui en passant ne le remarquerait ? avec son caractère impératif rapellant nos expériences de l’école que chacun de nous ont connu dès l’enfance. Je n’ai pas ici mon appareil photo , mais les images d’un petit cercle de curieux, hommes ou femmes, grands ou petits, des amis ou des inconnus, en train de discuter, expliquer et démontrer leurs connaissances au tour d'un même sujet et portant attention sur un même tableau avec enthousiasme et passion : des dessins ? des formules ? de beaux mécaniques ? une carte tracé à la main pour la géographie ? un croquis scématisant les tissus cellulaires ? des organigrammes ? des plans pour les théâtres ? ... …
Ce serait génial !
JC