Intitulés des moments de cette journée : "Mémoire des savoirs Passeurs de savoirs Ecritures des savoirs". A la nuit, : Le Savoir-Déporté Le Savoir, ici au singulier… en Savoir-Déporté : … aujourd’hui, 27 novembre 2007, ce soir, j’en serai au troisième jour de lecture de l’essais d’Anne-Lise Stern, Psychanalyste : « Le Savoir-Déporté. Camps, Histoire, Psychanalyse » (Editions du Seuil 2004) juste sorti en librairie ce mois d’octobre en Points poche.
Page 241 Passe, du camp chez Lacan. Berlin « La psychanalyse concerne les sujets un par un, dans leur particularité. C’est une histoire privée. Mais ce privé, d’être noué au langage, est par là même pris dans la grande Histoire, l’histoire publique. Cela vaut pour l’intime de chacun, seine Heimlichkeit, quelle que soit sa biographie, de quelque pays qu’il vienne. Pour tous ceux des générations postnazies, la petite histoire et la grande se sont bien nouées dans la poubelle des camps, in diesem grossen Schutthaufen.
En témoigner publiquement risque de tourner au psychodrame, ou de coûter trop cher à celui qui s’y offre. Mais le particulier de mon histoire, marquée plus lisiblement que d’autres de ce nouage public-privé, m’oblige à un relatif dévoilement, dépouillé autant que possible de toute impudeur. Donc, je ne pense qu’à ça. Au camp, à Lacan (an das Langer, an Lacan). Plutôt, ça se charge d’y penser pour moi, ce numéro d’Auschwitz qui tatoue mon bras. Même si je ne l’exhibe pas, les autres – que je parle, que je me taise – y pensent par force, eux aussi, à ça. »
Page 112 "Si l'on veut saisir à quel point chacun, et pas seulement les survivants, se débat dans, avec la Shoah - sans parler de ceux qui s'y ébattent - il faut bien tenir compte de cela. Puisque la loque, l'objet-déchet fait partie de la structure psychique de tout un chacun."
Page 186 "Irréversiblement ont été alors ficelés ensemble fascisme, racisme, sexe (et donc psychanalyse) et médecine. La seule spécificité des camps nazis est là (ailleurs, on a toujours tué, torturé, déporté, et on en a joui aussi parfaitement)." J'ai lu un peu tard hier soir; j'ai mal au dos aujourd'hui. Je me suis rendue compte qu'il n'y a que ça aujourd'hui que je souhaite laisser en message. C’est ça qui m’a fait des contractures dans le thorax aussi, comme un corset trop serré ; ce que j’ai lu déjà et relu encore pour ce que j’ai cherché dans les pages d'Anne-Lise Stern pour déposer ici. - ça tombe comme ça tombe, puisque vous nous ouvrez un enregistrement numérique au 27-11-2007 : entre le 25 et le 28 novembre 1944 (le 27 y est pour quelque chose) à Auschwitz Birkenau sont détruites les chambres à gaz par les SS. Deux mois plus tard, le 27 janvier à une heure du matin les SS font sauter le crématoire V, le seul qui avait été gardé en fonction pour incinérer les cadavres. Au milieu de l’après-midi, le même jour, les troupes soviétiques entrent à Auschwitz - P. S. Je crains votre catégorie "Histoire et Patrimoine" que je ne choisis pas, car, "Histoire" suffit.
Idelette