Une journée comme les autres, ce 26 novembre. Retour de la fac, j'ai passé la matinée à la bibliothèque, je n'ai pas avancé. Les gens se succèdent, les enseignes, les panneaux. Et là, je vois une annonce pour demain, soyez chroniqueur d'un jour? N'oublie pas, ça va te changer de ton blog, ouais, mon gars.
Effectivement, ça me change. Le 27 novembre ne sera donc pas un jour comme les autres. Je suis là, à ma table, j'écris sans trop me préoccuper de ce que je vais bien raconter. L'écriture, c'est une des choses les plus personnelles qui soient. L'écrivaillon que je suis tente de vivre à travers ces mots. L'écrivaillon pense.
C'est quoi le 27 novembre? Ah, l'anniversaire d'un ami, j'n'ai pas oublié, merci. Des cours barbants. Je n'aime pas la filliaire que j'ai choisi. Histoire. Peuh ! J'aurais aussi bien pu faire tout ça moi-même. Moi, j'veux savoir écrire, bien écrire. Je pense à mon frère, lui qui voulait qu'un jour son nom soit dans un dictionnaire, il est bien parti pour. Je me contenterai d'un nom sur une couverture si je pouvais, j'pense. Le mot est la plus belle chose que l'on ait. Malheureusement massacré, estropié, martyrisé, écartelé. Quel dommage.
Voilà. 27 novembre, conscience que le mot est beau. Lyon, merci pour ça. 3000 caractères. Hop, m'en reste encore 1705. C'est fou, hein? Enfin, c'est ça, la trace que je vais laisser? Allez, le texte est le testament de l'âme après tout, donc rédigeons bien. C'est ce que je vais laisser à la postérité. Ah, c'est marrant d'imaginer qu'en 2097, y'aura peut-être un clampin pour trouver ce message. Qu'est-ce que je peux te dire, à toi ?
Probablement pas que je suis ton père, tu es trop jeune, Luke. J'espère simplement que les mots ont encore une valeur à ton époque, que le vocabulaire est toujours riche et que certains s'escriment à le maintenir à un niveau convenable. Je crois que le fléau de notre temps, c'est le SMS !
Ah, il fait froid à Lyon en ce 27 novembre, le froid me rappelle mon premier rendez-vous amoureux, maladroit que j'étais. À la fois le plus beau jour et le plus triste de ma vie.
Ca n'a pas eu de suite, du moins, pas aussi forte qu'espérée. C'est la vie, 'faut croire. Hey, p'tit gars, tu fais quoi, toi ? Ouais, je te parle, note que je n'ai que ça à faire, et puis bon, c'est agréable un texte intéractif. Navré, j'ai pas assez de caractères pour faire un texte dont tu es le héros, mais ça me botte pas mal comme idée, à garder ! Plus que 553...
Bah, il va bien falloir que je m'en aille de toute façon, les réponses pour l'interrogation d'art médiéval qui m'attend jeudi ne vont pas s'improviser d'elles-mêmes. Enfin, je crois? Ah, ce serait bien une muse. Si, j'en ai une, elle est bien feignante, mais au moins, elle m'a permi d'écrire et de voir ce message. Vive le 27 novembre, alors. À dans un an peut-être? Promis, j'aurai un truc intéressant à dire (je te raconterai mes histoires de coeur, hein?), porte-toi bien d'ici, là, lectrice, lecteur.
Coconuts