Des mélodies d’aires culturelles diverses dépassent des fenêtres d’immeubles ou de voitures. Des senteurs culinaires de zones géographiques différentes se croisent le long des rues. Des tissus de coupe et de décorations variées, des bijoux de nombreuses influences témoignent fortement de l’international de ces quartiers.
Il y a encore un siècle les vêtements des passants ici-même, indiquaient non seulement la classe sociale et le métier, mais aussi les régions d’origine : confluences sur la Rive-Gauche. Ici l’international n’est pas ambassades, envoyés consulaires de tous continents, défilés protocolaires ou réceptions mondaines. L’international, ce sont ces vagues de travailleurs de terres de plus en plus lointaines, tenant par leur solidarité, apportant leur force, innovant les techniques pour développer l’industrie et le commerce lyonnais. Ces terriens proches et d’ailleurs se sont insérés de génération en génération faisant leur les traditions locales tant sur le plan économique que mental pour tenir un jour le haut du pavé de leur quartier, voire de la ville.
Pourquoi le cacher ? Que serait Lyon et son agglomération sans ses flux séculaires de voyageurs, de marchands ou de main d’œuvre ? Si cette cité s’était reproduite d’elle-même, elle ne serait qu’un bourg encerclé d’eaux et de coteaux… et non, ce carrefour de confluences actives.
Pourquoi était-elle vouée à l’immigration : immigration d’humains certes, immigration de produits, immigration de techniques, immigration d’idées aussi ?
Relisez son histoire, et son quotidien vous le prouve à chaque coin de rues, si vous regardez vivre cette ville !



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