Lyon, 2007. Beau temps pour un 27 novembre à Lyon, à peine hivernal, un temps qui pourrait être de septembre : brumes froides le matin, dévoilement progressif du ciel, et le soleil enfin, sur une température qui avoisinera les 12 degrés dans la journée.
Et de nouveau pour moi, la grande, la lancinante question : y aura-t-il de la neige à Noël ? Neigera-t-il un peu cet hiver sur Lyon ? Je me souviens de la ville froide de mon enfance.
Brouillards givrants le matin, pluies verglaçantes le soir, le 8 décembre avec ses lumièress mille fois éparpillées dans les ruissellements de pluie qui serpentaient sur le pare-brise de la deux-chevaux de ma mère et que les essuie-glace impitoyablement chassaient dans un chuintement régulier.
C'était cela, l'hiver à Lyon, jadis. C'était le froid mordant aux arrêts d'autobus, c'était un beau matin de neige l'émerveillement d'une blancheur et d'un silence d'où émergeaient le gris du ciel et des fumées puis le cri noir d'un corbeau jaillissant d'un entrelacement de branches. 27 novembre 2007, à peine l'automne, presque l'été, malgré le froid peut-être un peu vif, mais si peu. Lyonnais de 3007, connaîtrez-vous la neige ? Ou ne la découvrirez-vous qu'en photos, et à travers la nostalgie de lointains ancêtres assez fous pour ne pas avoir su vous la transmettre comme leur héritage le plus précieux, celui des bonheurs de l'enfance...
mp1000