De Septembre à Novembre, il y en a eu des nouveautés, des evènements... D'abord, l'arrivée de la tecktonik, cette danse moitié saccadée, moitié molle, et dont les adeptes, trop serrés dans leur jean moulant, affichent crêtes, cheveux gominés, et couleurs fluo. Dès lors, on en a vu partout: télévision, journaux, clips... même dans les rues de Lyon, les tecktniks sont là, allant jusqu'à remplacer les danseurs de hip hop sur le parvis de l'opéra...
Ils occupent alors les boîtes les plus branchées, les reportages télévisés des Actualités de 20 heures, les journées de mon beau-frère qui, lui aussi s’est pris au jeu, et même le dernier clip de Lorie (vous me direz en même temps ça, c’es bien leur problème… le ridicule ne tue pas…). D’accord, ils ne font rien de mal mais trop c’est trop, qu’ils ne fassent rien de mal sans trop occuper les médias. Puis, vient le tour des étudiants… Ils sont jamais contents ceux là… et le pire c’est que je fais partie de cette catégorie et ce n’est pas sans honte. Ceci dit, je ne fais pas partie de ceux qui, trop influençables pour n’être pas d’accord avec les propositions d’un syndicat un peu trop présent sur le campus, croient pouvoir se permettre de distribuer des vacances forcées à quelques 30 000 étudiants.
Le vote électronique n’y fait rien… il est vrai qu’il est beaucoup moins démocratique qu’un vote à main levée tous entassés dans un amphithéâtre ou un gymnase. Et que peut on faire contre des portes bloquées à coup de mobilier ? Une quinzaine de chaises s’enchevêtre derrière chaque issue. Terminons là les sarcasmes… Ces trois mois n’ont cependant pas été uniquement négatifs. Non. Côté positif, mais ce n’est qu’un evènement personnel, je partage depuis ces trois mois, un appartement avec l’amour de ma vie, et ça, tous les tecktoniks et étudiants furieux contre une loi qu’ils ne connaissent pas, du Monde, n’y feront rien, ce sont les trois plus beaux mois de ma vie.
Diane Thibaudier